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Boryokudan - Mafia Forum
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 Interview surprise [P.V. Toyo]

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MessageSujet: Interview surprise [P.V. Toyo]   Dim 17 Juil - 14:10

    La journée avait merveilleusement bien commencée pour Ginosuke. Il se réveilla au son du réveil et non étouffé par son affamé de chat, il s'habilla sans que l'état demi éveillé ne lui joue de tours et réussit même à accorder ses chaussettes du premier coup. Le déjeuner se passa dans une douce solitude et il retourna dans sa chambre en pleine forme, prêt pour attaquer sa journée du bon pied. Il y retrouva Patchy en train de livrer bataille à un oreiller inanimé et c'est le sourire aux lèvres que Gin consulta son emploi du temps de la journée. Sourire qui s'estompa bien vite lorsque, en lettre rouge, il lut sur son agenda la tâche qui l'attendait. « Interview de Hasegawa Toyo, onze heure. » Une lueur de désespoir passa furtivement sur son visage. La matinée avait tellement bien commencée ! Pourquoi fallait-il que ce rendez-vous vienne tout gâcher ! Une moue boudeuse se dessina sur ses lèvres et c'est sans aucune pitié qu'il laissa tomber l'innocent carnet sur le sol avant d'attraper son ordinateur portable. Il l'alluma et le posa sur le lit, laissant la technologie sortir de sa torpeur le temps de récupérer sa veste. Il était neuf heure dix.

     Après avoir enfilé un sweet, il retourna s'asseoir près de son lit et consulta le grand prêtre Google. Il entra le nom et le prénom de celui qu'il devait rencontrer et la magie opéra. En quelques cliques, Ginosuke avait obtenu l'adresse et l'itinéraire pour s'y rendre. S'il prenait le métro, il en avait à peine pour plus de vingt-cinq minutes, mais très peu pour lui. Il préférait de loin son bon vieux vélo plutôt que ces boites à sardines géantes. Il prit note du chemin à suivre et referma l'ordinateur, le posant en hauteur pour éviter que son chat n'y trouve un ennemi plus dangereux encore que le coussin sur lequel il s'acharnait toujours. Par mesure de sécurité, Gin prit tout de même un porte-feuille avec quelques billets et son magnétophone. L'objet n'avait d'ailleurs plus de piles, ce qui allait contraindre le garçon à passé dans une supérette, un cauchemar pour lui. Son dernier espoir d'éviter l'achat s'envola lorsqu'il comprit que les piles de la télécommande ne rentreraient jamais dans son petit micro. Il écrivit un mot rapide sur un post-it et le colla au frigo avant d'aller retrouver sa monture d'acier au pied de l'immeuble. Il l'enfourcha et se prépara mentalement à abattre le démon vendeur de pile et l'inconnu à questionner. 

    Il avait trouvé le dénommé Toyo par l'intermédiaire de Matsuo. Voyant que le garçon travaillait pour lui et sans doute pour les Boryokudan, Gin avait sauté sur l'occasion pour se replonger dans son projet de fin d'année, certain qu'il en apprendrait beaucoup grâce à ce jeune homme. Sur l'instant, cela semblait une excellente idée. Il ne s'attaquait pas directement à un membre des gangs, mais à quelqu'un qui côtoyait le milieu d'assez près. Pourtant, plus il pédalait, plus une horrible sensation de panique l'envahissait. Il allait, lui, tout seul, questionner un parfait inconnu sur sa relation au sein d'un des gangs les plus dangereux de Kyoto. Mon Dieu. Il serait peut être plus sage de faire demi-tour, de changer de vie, de pays et de se faire oublier. Ses mains se crispèrent sur le guidon du vélo et c'est avec une boule au ventre qu'il continua son chemin. Il ne pouvait pas abandonner, pas encore du moins. Pendant son trajet, Ginosuke s'arrêta à quarte supérettes. Les trois premières ayant plus de dix personnes à l'intérieur, le jeune homme renonça à entrer, reportant son achat pour plus tard. Heureusement pour lui, la dernière fut la bonne. Seul trois personnes y faisaient leurs emplettes. Vif comme l'éclair, Ginosuke entra, se saisit des piles dont il avait besoin et s'empressa d'aller payer. Son cœur battait le chamade, il avait l'impression que tous les regards s'étaient tournés vers lui. Comme toujours, la vendeuse prit son temps, lui avait déjà prévu le compte rond pour payer. Elle lui annonça la note, il la paya, le remercia et s'enfuit de l'infernal magasin. Ses joues retrouvèrent des couleurs et soulagé, il se remit en selle.

    C'est avec un peu d'avance qu'il finir par arriver devant l'immeuble qui abritait Toyo, il vérifia une dernière fois l'adresse et, le coeur serré, il poussa la porte du bâtiment. Gin renonça à prendre l'ascenceur, certain qu'une fois à l'intérieur, une horde de bonshommes pressés s'y engouffrerait l'achevant à petit feu. Ce fut donc le cœur battant, les doigts tirant nerveusement sur ses manches, qu'il gravit le Mont Escalier. Les boîtes aux lettres du rez de chaussée l'avaient renseigné sur le numéro de l'appartement. Il dépassa le quatrième étage et au cinquième, pénétra dans le couloir. Longeant fébrilement les appartements, il pria pour que personne n'ouvre sa porte tant qu'il serait dans le corridor. Sans encombre, il arriva à destination et ne préférant pas réfléchir, il toqua. Légèrement pâle, il attendit, espérant secrètement qu'il n'y aurait personne. Ce ne fut qu'à ce point de non retour que l'horreur apparu au yeux de Ginosuke. Il avait oublié de prévenir de son arrivée et surtout oublié de demander l'accord pour l'interview au concerné. Le cœur au bord des lèvres, il se maudit avec rage et la panique le gagna petit à petit. Son palpitant manqua un battement, lorsque, face à lui, la poignée s'anima.
 

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MessageSujet: Re: Interview surprise [P.V. Toyo]   Dim 17 Juil - 23:39

Toyo venait de se lever. Mal de tête, envie de dormir plus longtemps. Mais il ne pouvait pas. Il avait du ménage à faire parce que là, son appartement devenait franchement bordélique. Il faut dire que les bouteilles d’alcool qu’il vidait à l’abri des regards commençaient à se faire de plus en plus présentes. Elles jonchaient à présent le sol triste preuve, que le garçon était en train de sombrer. Hors, il ne pouvait pas laisser ça comme ça. Il était hors de question qu’il son appartement reste dans cet état au risque que l’on découvre son problème. Si quelqu’un venait à l’improviste, il ne pourrait plus le cacher. Il faut croire qu’il s’était réveillé avec un bon pressentiment ce matin. Il se leva donc vers neuf heures et prit un petit déjeuner pour se donner des forces et se mit au travail. Bon, cela ne prendrait pas trop temps, juste entasser les bouteilles vides dans un sac poubelle, passer un coup de serpillère et si la motivation était là, ce qui était loin d’être sûr, il ferait peut-être les poussières et nettoierait la vaisselle. Non, en fait, la vaisselle il ne fallait même pas y passer. Elle ne touchait même pas encore le robinet après tout !

Il bonne heure plus tard, c’était enfin terminé et Toyo se sentait franchement fatigué. Il ne fallait pas croire qu’il n’avait pas l’habitude de faire le ménage. C’est juste qu’il s’agissait d’une contrainte pour lui. Il s’en passerait volontiers. Mais, d’un autre côté, il ne voulait pas passer pour une personne sale. Ce qui était loin d’être le cas après tout. Enfin, il avait terminé, son petit appartement dégageait une bonne odeur et au moins son patron ne serait pas en colère s’il lui venait l’idée de lui rendre visite! Satisfait, il décida alors de passer une bonne partie de la journée à flemmarder. La belle vie ! Et franchement, il le méritait bien de temps en temps ! Il faut dire qu’il se décarcassait pour que son patron soit satisfait de ses prestations et voyait souvent son professeur particulier. Alors, les rares jours où il pouvait se reposer, il en profitait un maximum. Devant la télé, clope à la main en mangeant des sucreries. Voilà une occupation bien simple, mais il adorait ça. Dommage cependant qu’il n’y ait strictement aucune émission intéressante à regarder ! Cela gâchait tous ses plans et il commença donc à tourner en rond ne sachant quoi faire. Il failli même aller se servir un verre d’alcool. Mais le problème, c’est que lorsqu’il commençait à boire, il ne pouvait plus s’arrêter, donc autant se retenir, bien que ce soit difficile. Peut-être qu’il devrait demander de l’aide, on ne sait jamais. Bah, autant ne pas penser à ça et aller se doucher, ça lui ferait du bien.

Il resta donc un bon moment sous l’eau bouillante jusqu’à ce qu’il entende quelqu’un frapper à la porte… Ouh, alors là, ce n’était pas le moment ! De plus, personne ne l’avait prévenu. Etrange… Qu’à cela ne tienne, il se dépêcha de se sécher et enfila des vêtements propres pour finalement courir en direction de la porte. Et lorsqu’il ouvre, surprise! Quelqu’un qu’il ne connait pas. Un client ? Peut-être ? Cela lui est déjà arrivé. Après tout, une adresse est si facilement donnée. Oui, c’est certainement ça. Quoi d’autre sinon ? Et ce n’est pas cette expression de timidité qui allait lui faire changer d’avis. Il en voyait souvent des hommes comme ça. Gênés car s’était la première qu’ils s’apprêtaient à payer pour une relation. Mais, Toyo l’avait compris, deux-trois caresses et le tour était joué. Enfin, à présent c’était à Cho de prendre le relai. Le garçon se tint alors tout d’un coup plus droit et eut l’air plus sûr de lui. Ce n’était pas vraiment lui, mais il avait de plus en plus l’habitude de se forcer. En fait, agir de la sorte devenait de presque facile. Et puis, il n’avait plus autant d’appréhension à l’idée de se retrouver au lit avec un inconnu. Ce n’est qu’une histoire d’habitude, rien de plus. Persuadé de ne pas se tromper, il tend donc sa main pour attraper la sienne et l’attirer vers lui et commence à parler d’une voix sensuelle que seuls ses clients on le droit d’entendre.

- Que puis-je faire pour vous?

Il n’attend pas de réponse, il connait, il commence donc à déposer des bisous dans le cou de l’autre homme tout en lui offrant quelques caresses. Il voulait le voir se détendre et qu’il se lâche. Il ferait donc preuve de douceur tout en étant entreprenant. Cependant, il constate que ça ne marche pas, ce qui l’étonne au plus au point. Habituellement, lorsque les hommes qui viennent le voir se relâchent rapidement en comprenant que Toyo ne les jugerait pas. Mais là, il y avait une sorte de blocage et le garçon ne parvenait pas à en trouver l’origine. Bon, il continue donc à l’embrasser dans le cou et remonte jusqu’à son oreille.

- Allez, détendez-vous, je vous promets que tout cela restera entre nous.
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MessageSujet: Re: Interview surprise [P.V. Toyo]   Lun 18 Juil - 14:27

    Ginosuke a tendance à toujours imaginer le pire. C'est une manie chez lui et cela explique en grande partie ses petits tics de tous les jours ainsi que sa peur exagérée des autres. Pour ce rendez-vous, le jeune homme avait tout d'abord pensé finir sa vie au milieu d'un hold up dans la supérette, puis, une fois l'obstacle passé, il était certain d'arriver en plein milieu d'une houleuse réunion des plus dangereux membres des Boryokudan avec sans doute à la clef, une balle dans la tête. N'était-ce pas la plus réjouissante des perspectives ? En grimpant les escaliers du bâtiment, Gin tâchait de se persuader que tout irait bien et que, pour une fois, il finirait la journée aussi bien qu'elle avait commencé. L'immeuble n'était pas de la première jeunesse et les appartements non plus, mais on était loin du quartier mal famé, chargé de drogue et arpenté par les rats que Ginosuke pensait trouver. Le lieu ressemblait assez à son ancien logis et cela lui redonna un peu de baume au coeur. Peut être qu'il se trompait du tout au tout et qu'il allait faire face à un garçon aussi simple que lui après tout. Il toqua et s'aperçut au même moment qu'il allait se présenter sans n'avoir jamais prévenu de sa visite et de ce qui l'amenait là. La boule au ventre, il regarda la poignée s'agiter et la porte tourner sur ses gonds.

    Face à lui se tenait un garçon en apparence normale. Un regard en amende, des iris sombres et mystérieuses, les cheveux en bataille passant d'un brun confirmé à un blond platine. Jusque là tout allait bien. Pas de cicatrices, par de taches de sang frais sur les vêtements et il était vivant ! C'était peut être son jour de chance. Le dénommé Toyo semblait assez sûr de lui, Gin l'était beaucoup moins et son esprit fonctionnait à toute allure pour trouver une façon d'annoncer le pourquoi de sa venue. Ayant toujours du mal à dénicher ses mots, et devant surmonter sa peur de l'inconnu, ce fut son vis-à-vis qui fit le premier pas. Un étrange premier pas soit dit en passant. Attrapant doucement la main de Gin, il l'attira contre lui et d'une voix sensuelle, il lui demanda en quoi il pouvait lui être utile. La première idée qui passa par la tête de Ginosuke fut le regret de ne pas avoir acheter une bombe lacrymogène en plus des piles pour le magnétophone. Crispé, le souffle court, les joues rouges de surprise et de panique, aucun mot ne parvint à sortir d'entre ses lèvres. La situation se corsa d'autant plus lorsque Toyo se laissa aller à déposer quelques baisers dans le cou de Gin, dont les battements cardiaques atteignaient maintenant des records. Essayant tant bien que mal de reprendre le contrôle de ses émotions, il songea qu'il aurait préféré tomber dans une réunion de mafieux. Les baisers continuèrent et remontèrent lentement jusqu'à son oreille avant qu'un doux murmure ne s'y engouffre, lui jurant le secret absolu.

    Lumière. Une petite ampoule venait de s'allumer dans l'esprit brumeux de Gin. Il se doutait bien que les gestes de son vis-à-vis n'étaient pas dus à un sex appeal hors norme de sa part. Il venait certainement de découvrir en directe le travail qu'exercait Toyo au sein des Boryokudan et au vu de l'extrait qui venait de lui être fait, le jeune homme se débrouillait à merveille ! Plongé en plein quiproquo, Gin inspira profondément et s'agita enfin. Il leva les bras et posa ses mains sur les lèvres de l'inconnu, l'empêchant ainsi de faire ne serait-ce qu'un baiser de plus. Le visage encore empourpré, il plongea son regard gêné dans celui du garçon et, après quelques secondes de silence, il lui expliqua d'une petite voix :

    « Je crois qu'il y a une petite méprise. Je voudrais vous interviewer. »

    Surprise ! Non non, ce n'est pas une caméra caché, mais bel et bien la vérité. Ginosuke retira ses mains de la bouche de Toyo, lui rendant ainsi la parole. Il se défit doucement de son étreinte, frictionnant fermement ses bras pour ôter la chair de poule qui l'avait envahit. Reprenant définitivement ses esprits, il sortit son microphone de fortune et le présenta au résident de l'appartement pour prouver ses dires. Il était le seul coupable dans cette affaire, s'il n'avait pas eu la mauvaise idée d'oublier de prévenir de son arrivée rien de tout cela n'aurait eu lieu. Le cœur encore battant, il reprit la parole, mal à l'aise.

    « Je m'appelle Sasaki Ginosuke, je suis élève dans une école de journalisme et je… J'aimerais vous interviewer à propos de votre relation au sein des Boryokudan. »

    Voilà, c'est dit. Il n'avait plus qu'à attendre la réponse, en espérant que le petit incident qui venait d'avoir lieu n'influence pas trop le choix de Toyo.
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MessageSujet: Re: Interview surprise [P.V. Toyo]   Lun 18 Juil - 21:20

Que signifiait cette main sur ses lèvres ? N’aimait-il pas les baisers qu’il lui offrait ? Pourtant Toyo savait que ces derniers étaient des plus agréables. Etrange. Il ne bougea donc pas, peut-être que l’autre homme voulait quelque chose en particulier et que le garçon n’était pas sur la bonne voie. Comme prévu, l’inconnu prit alors la parole et les mots prononcés furent bien difficiles à assimiler. Alors là, Toyo ne s’y était franchement pas attendu. D’ailleurs, lorsque l’autre homme lui informa qu’il se trompait de personne, il crut d’abord à une blague. C’était tout simplement impossible ! Il avait appris à reconnaître des clients au premier coup d’œil et jusqu’à maintenant, il n’avait connu ce genre de situation. Pourquoi cet homme niait ? S’il continuait à agir de la sorte, ils n’iraient pas très loin et Toyo perdrait donc son temps à le décoincer, sans grand succès. Et dans ce cas là, il ne pourrait même pas lui réclamer d’argent, ce qui, il n’allait pas se cacher, était son seul but. Voulant donc lui faire comprendre qu’il serait obligé d’agir autrement s’il voulait ‘s’amuser’, Toyo recula quelques pas, finalement aidé par cet inconnu, qui ne se priva pas pour le repousser. Ce n’était peut-être pas une blague finalement. Oh non ! Vu l’expression affichée sur le visage de l’autre homme, ce n’en était pas une et Toyo ne trouva rien de mieux à faire que de s’incliner bien bas extrêmement gêné par son erreur !

- Veuillez m’excuser… J’espère ne pas vous avoir offensé..

Oh, bien sûr qu’il risquait de l’avoir mal pris. Après tout, à sa place, Toyo n’aurait guerre apprécié. Ce rendre chez une personne pour une tiers raison et finalement se faire sauter dessus par un homme prêt à tout pour lui soutirer un peu d’argent. Non, le jeune homme n’avait pas de quoi être fier et il ne put s’empêcher de s’incliner une nouvelle fois pour prouver que ses excuses étaient pleines de sincérité. Et là, tout d’un coup, Toyo eut une boule au ventre en imaginant qu’il s’agisse d’un ami de son patron. Honjô-sama aurait eu à le voir et par manque de temps, aurait préféré envoyer une de ses connaissances à sa rencontre. Ce dernier ne trouvant rien à faire que de lui proposer, bien qu’indirectement, de lui offrir du plaisir. Si tel était le cas, il n’oserait plus retourner travailler. Il ne voulait absolument pas que son patron sache cela. Au risque de le décevoir ou pire, le mettre en colère. Bien sûr, Honjô-sama, bien qu’il fasse parti des Boryokudans, était une personne calme. Mais, on avait un jour dit à Toyo que les personnes les plus posées sont parfois les plus dangereuses. Donc, on ne sait jamais ! Dans le doute, le jeune homme préféra alors rester et muet et attendre que l’inconnu s’occupe des présentations. Chose qui ne tarda pas à arriver.

« Je m'appelle Sasaki Ginosuke, je suis élève dans une école de journalisme et je… J'aimerais vous interviewer à propos de votre relation au sein des Boryokudan. »

Malgré cette requête des plus étranges, le garçon ne put s’empêcher de pousser un soupire de soulagement. Ouf, il n’aurait pas de problèmes avec son patron ! Les battements de son cœurs recommencèrent à prendre un rythme plus régulier tandis qu’il se poussait un peu pour laisser Ginosuke passer et qu’il lui montra son canapé. Il allait accepter de faire cette interview bien qu’il soit assez perplexe. Après tout, s’il pouvait lui venir en aide, pourquoi pas ? Ce n’est tout de même pas le temps qu’il allait lui consacrer qui risquerait de le tuer. Et, soyons franc, vu l’accueil qu’il lui avait offert, il ne se sentait pas vraiment en droit de refuser. Au moins, ce serait une bonne manière de se faire pardonner. Par contre, il avait tout de même une condition à poser.

- J’accepte, à condition que mon nom n’y figure pas.

Et oui, Toyo ne savait pas ce qu’il avait le droit de dire ou non. Donc forcément, s’il révélait un peu de trop de choses, il ne voulait pas de problèmes. Après, puisque ça restait dans le cadre des études, il doutait qu’un Boryokudan ait un jour connaissance de cette interview, mais sait-on jamais. Par sécurité, il préférait rester anonyme. Il prit donc une chaise pour s’installer en face de Ginosuke et éteignit la télévision par raison de tranquillité. Cependant, il se releva rapidement et alla à son frigo, se rendant compte qu’il faisait preuve d’impolitesse.

- Désirez-vous quelque chose à boire ?
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MessageSujet: Re: Interview surprise [P.V. Toyo]   Mer 20 Juil - 11:34

    Ginosuke a toujours été mal à l'aise avec les autres, de ce fait, il n'a jamais osé se lancer dans une relation intime, préférant de loin, se contenter de son chat, de sa basse et de ses bouquins. Alors comprenez bien, qu'après l'avant goût de caresses et de sensualité que Toyo lui avait donné, la vie de couple se trouvait définitivement rayé de sa vie. Ors de question de s'y risquer, c'était être bien trop... proche, pour lui. Encore frissonnant de malêtre et de surprise, il regarda Toyo s'incliner et s'excuser avec ferveur. Au final, ils devaient être aussi embêté que lui après avoir fait une erreur pareille. Le coeur de Ginosuke battait toujours à toute allure, mais il avait retrouvé son sang froid et il était à peu près paré pour faire ce pourquoi il était là. Le jeune journaliste se présenta, essayant de balayer d'un revers de parole l'incident qui venait d'avoir lieu, et, sans vraiment comprendre pourquoi, il crut percevoir une lueur de soulagement dans le regard de Toyo à l'instant même où il s'annonça. Instinctivement, Ginosuke se retourna, craignant de voir débarquer un malabar de deux mettre de haut, venu protéger son patron, grand maitre de la pègre japonaise. Évidemment il n'y avait personne, mais maintenant, Gin craignait que le résident qui lui faisait face, attende quelqu'un d'autrement plus inquiétant que lui. Plongé dans ses pensées, il sursauta en voyant Toyo lui faire mine d'entrée, et ce n'est qu'après avoir jeté un dernier coup d'oeil dans la direction de la cage d'ascenseur que Gin franchit le seuil de la porte. Poli, il se déchaussa et suivit timidement son hôte. En entendant Toyo accepter l'interview, à la simple condition de ne pas citer son nom, Ginosuke fut comblé et il acquiesça avec ferveur à la demande. Le jeune homme avait une voix étonnamment calme qui eut l'effet bénéfique et extrêmement rare d'apaiser le jeune journaliste dont l'inquiétude retombait par à-coup.

    Le lieu était petit, mais le confort nécessaire était présent. Canapé, télévision, une petite cuisine sans doute et la salle d'eau. L'étudiant prit place dans le sofa qui lui était indiqué et détailla la pièce à la manière d'un détective, une façon pour lui de se rassurer habituellement. Le sol venait d'être nettoyé, mauvais signe. L'idée que Toyo attende quelqu'un d'important était de plus en plus plausible. Ravalant ses idées farfelues, Gin se persuada qu'il était simplement face à un garçon normal, qui rangeait son appartement comme toutes personnes normales. Inspirant profondément, il observa silencieusement Toyo, n'osant pas l'interrompre dans ses mouvements. Le jeune homme éteignit la télévision, prit une chaise, s'installa face à Ginosuke, et se releva immédiatement demandant a son invité s'il désirait boire quelque chose. Celui-ci hésita, ne sachant pas si refuser aurait relevé de l'impolitesse ou non. D'une voix hésitante, il répondit :

    « Un thé ou un verre d'eau m'ira parfaitement, merci. »

    Il sortit son magnétophone et entreprit d'en changer les piles, chose peu évidente lorsque l'on s'appelle Ginosuke. En un tour de main, il avait ouvert la compartiment du petit appareil, mais ouvrir l'emballage en plastique des piles fut autrement plus complexe. Il profita du fait que Toyo soit occupé pour s'acharner ouvertement sur le produit, essayant tant bien que mal de briser cette carapace transparente avec ses petits bras. Vaincu au premier round, il changea ses armes et passa à l'attaque à l'aide de ses dents, mais il ne réussit qu'à se blesser légèrement et abandonna l'affaire, se jurant qu'il réduirait cet emballage en charpie dès qu'il serait en possession de ciseaux. Rangeant son matériel pour effacer toutes les preuves de sa défaite, il ressortit les bons vieux compagnons du journaliste, le carnet et le crayon, prêt à prendre en note. Il y inscrivit immédiatement la date et le fait que la maison était loin d'être celle d'un riche mafieux en plus de quelques mots sur le physique de son interlocuteur. Interlocuteur dont il avait l'impression qu'il était absent depuis une éternité. Et évidemment, Gin commença à s'inquiéter de ne pas revoir son hôte, espérant qu'il ne soit pas en train de se balancer au bout d'une corde dans la cuisine. Aucun coup de feu n'avait retentit, il y avait donc pas mal de chance être toujours vivant. Se redressant dans le canapé, il pencha sa tête de façon a apercevoir un bout de cuisine et il demanda d'une voix timide :

    « Vous avez besoin d'aide ? »

    C'était une des rares fois où il prenait le risque d'aller vers les autres, mais pour une fois, il devait avouer qu'il se sentait bien plus en sécurité lorsque Toyo n'était pas loin. Et puis, lorsque son regard tomba sur la tour de pisé de vaisselle qui trônait dans l'évier, Gin fut assez content de constater qu'au final, son hôte semblait être un garçon tout à fait normal détestant au moins autant que lui faire la vaisselle. Et la simple vue de ce champs de bataille suffit à ce que Ginosuke raye définitivement l'idée de voir débarquer un important membre des Boryokudans, de quoi fortement le rassurer. Il ne lui restait plus qu'à assurer son interview, chose plus facile à dire qu'à faire.


H.R.P.:
 
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MessageSujet: Re: Interview surprise [P.V. Toyo]   Ven 22 Juil - 1:07

« Un thé ou un verre d'eau m'ira parfaitement, merci. »

Voilà une réponse qui arrangeait Toyo ! Lui qui était justement en train de faire bouillir de l’eau pour son propre thé, en préparer un nouveau ne poserait pas de problèmes. Il faut dire que le jeune homme avait une étrange tendance à tout préparer en trop grandes quantités. Ainsi, il y avait de quoi préparer trois grosses tasses. Il dut cependant farfouiller quelques minutes à la recherche de son thé et c’est là qu’il constata qu’il n’y avait plus trop le choix. En fait, il n’en restait qu’une seule variété. Il espérait donc que son hôte l’apprécierait et, par mesure de sécurité, il préféra lui poser la question.

- Bien, du thé vert est-ce que vous ira ?

S’il n’aimait pas, et bien tans pis, il lui servirait un simple verre d’eau bien que cette idée lui déplaise un peu. Après tout, mis à part ses clients, Toyo ne recevait que très rarement de la visite et de ce fait, il désirait que tout se passe bien. Que son hôte se dise que finalement, passées les méprises, le jeune homme était capable de recevoir une personne et faire en sorte qu’elle se sente bien chez lui. Oh, bien sûr, Ginosuke n’était là que dans le but de faire une interview et le plus jeune homme n’entendrait certainement plus jamais parler de lui par la suite. Cependant, l’idée que quelqu’un se soit senti bien chez lui - et non pas sexuellement parlant - lui remonterait un peu le moral. Il faut dire que le garçon à tendance à penser qu’il ne vaut pas grand-chose. Après tout, son patron, malgré sa situation, accepte de s’occuper de lui. Lui payant son loyer, s’occupant de ses besoins et s’arrangeant même pour qu’il puisse suivre des cours. Un véritable père, ou plutôt grand-frère vu la différence d’âge. Mais, que faisait Toyo en échange ? Il se prostituait et buvait de l’alcool, le tout dans le dos de cet ange qui veille sur lui. Et le pire là-dedans c’est qu’il serait incapable de dire lui-même pourquoi est-ce qu’il recevait ces hommes. Une trop grande envie d’indépendance qui le pousse à faire n’importe quoi pour gagner de l’argent ? Ou peut-être sa nature dépensière et la peur de trop en demander à Matsuo pour éviter de le mettre en colère. A moins que ce soit un mélange de ces deux raisons. Enfin, le résultat final est qu’il se sent mal dans sa peau ne sachant pas à qui – ni comment – en parler. Toujours perdu dans ses pensées, Toyo regardait la fumée s’échapper des deux tasses tandis que le thé était en train d’infuser. Il n’entendit donc pas son invité arriver vers la cuisine.

« Vous avez besoin d'aide ? »

Le jeune sursauta et se décala rapidement sur le côté tentant de cacher le sac poubelle transparent dans lequel il avait jeté les cadavres de bouteilles quelques heures plus tôt. Cependant, ses gestes maladroits n’eurent que pour effet d’en renversé le contenu. Si bien qu’une imposante quantité de ces récipients tombèrent sur le sol dans un bruit assourdissant. Lui qui voulait que les choses continuent mieux qu’elles n’avaient commencées, il devait se rendre à l’évidence, c’était définitivement sans espoirs. Son hôte devait à présent penser à quel point il était pitoyable. Entre la prostitution et l’alcool, il devait passer pour une larve ou un tout autre insecte rampant et inutile. Et si Toyo ne se trompait pas, si l’esprit de Ginosuke était bel et bien occupé par ce genre de pensées, il n’aurait même pas la force de le contredire puisqu’il s’en rendait parfaitement compte. Cependant, il ne pouvait se résoudre et tandis qu’il ramassait les bouteilles, il ne put s’empêcher de lui lancer un regard suppliant signifiant sans aucun doute qu’il lui demandait de ne pas le juger. Regard qui se transforma en sourire gêné, forcé.


- Je n’ai pas besoin d’aide, merci… C’est gentil de proposer. Vous pouvez retourner vous assoir, c’est presque prêt.

Et comme promis, une fois les bouteilles de retour dans leur sac, Toyo arriva avec un plateau sur lequel se trouvait les deux tasses ainsi que des biscuits. Il avait pensé à rajouter au dernier moment en espérant que cela compense un peu ses mauvaises manières. Oh, bien sûr, ce n’était que de banales sucreries mais si Ginosuke les aimait autant que lui, il serait heureux de pouvoir en avaler quelques-unes. Le jeune homme reprit alors place sur sa chaise et, malgré cette soudaine attention, il n’osait pas relever la tête se contentant de regarder ses genoux. Il prit alors la parole d’une voix basse voyant tout de même qu’il accomplissait son travail de journaliste en prenant des notes sur un petit carnet, expliquant certainement combien Toyo pouvait être un gosse paumé parmi les boryokudan.

- Voilà, cette fois c’est bon, nous pouvons commencer
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MessageSujet: Re: Interview surprise [P.V. Toyo]   Dim 24 Juil - 12:12

    Un thé vert ? C'était parfait, de toute façon Gin n'était pas difficile pour ce genre de choses, tant que ce n'était pas trop chaud, cela lui convenait parfaitement. Et puis, il n'allait pas commencer à faire son difficile, déjà qu'il débarquait sorti de nulle part pour une interview surprise, pas la peine d'en rajouter. Quelques minutes passèrent, une éternité pour le garçon qui rêvait de rentrer chez lui, inquiet il finit par se lever et c'est en silence qu'il se rendit en cuisine. Debout à l'entrée de la pièce, Ginosuke se demanda s'il avait bien fait de venir proposer son aide. Il avait voulu se rassurer et essayer d'être utile, mais au vue de la réaction de son hôte, il supposa que ses fesses auraient dues rester ancrées au canapé. Arrivé de façon discrète à l'encadrement de la porte, il avait surpris Toyo visiblement perdu dans ses pensées et les catastrophes s'étaient enchaînées. Voulant masquer un détail compromettant, le résident s'était légèrement décalé et avait vaguement tenté de masquer un sac en plastique au regard de Gin. Celui-ci en fut légèrement décontenancé, mais il comprit bien mieux l'action de son interlocuteur lorsque le sac se vida, vomissant une importante quantité de bouteilles d'alcool qui roulèrent bruyamment sur le sol. Le coeur du journaliste s'accéléra légèrement, mal à l'aise, il ne savait pas s'il devait aider Toyo ou le laisser ramasser seul. Instinctivement, il fit un pas en avant, il ne pouvait pas le laisser comme ça, mais lorsque son regard rencontra les iris implorantes et gênées de son hôte, Gin hésita, son palpitant s'emballa plus encore et il s'arrêta net. Il n'avait peut être pas le droit d'intervenir, il était complètement étranger à sa vie et à ses problèmes, il ne pouvait pas arriver et, en claquement de doigts, jouer aux super héros. Un sourire gêné prit place sur le visage du jeune homme qui expliqua ne pas avoir besoin d'aide et que tout serait prêt dans une petite minute. Les lèvres pincées, Ginosuke acquiesça et retourna prendre place sur le divan.

    Si on y réfléchissait bien, il y avait deux possibilités. Premièrement, Toyo est un garçon qui aime tout le monde et qui adore prendre les gens dans ses bras, même les inconnus et il a toujours extrêmement soif. Deuxièmement, il se prostitue et boit pour faire passer le tout. Bien que la première possibilité arrangea Gin, il dut se résoudre à choisir la seconde, beaucoup plus plausible. Ça ressemblait plus à un gigantesque appel au secours qu'à une volonté de faire n'importe quoi, mais le jeune homme avoua qu'il avait si peu de connaissance en matière de relation humaine, qu'il était bien incapable de savoir quoi faire. Peut être qu'il pourrait demander conseil à Matsuo ? Il devait avoir l'habitude de ce genre de situation lui. Un soupire s'échappa de ses lèvres, il reprit son carnet et raya tout ce qu'il y avait écrit. Il ne jouerait pas les Sherlock Holmes aujourd'hui, il se contenterait des paroles de Toyo et uniquement de cela. Le jeune homme venait d'ailleurs d'arriver. Il installa le plateau munit de sa théière et de petits gâteaux qui éveillaient déjà la gourmandise de Gin, il se garda néanmoins d'y toucher, attendant qu'on lui en donne l'autorisation. Son hôte semblait terriblement mal à l'aise, fixant ses genoux, il ne releva même pas la tête pour accepter le début de l'interview. Le coeur de Gin battait la chamade, il ne savait absolument pas quoi faire. Respirant profondément, il songea à Matsuo et Tetsu… Non pas Tetsuya. Qu'est ce que son colocataire aurait bien pu faire à sa place ?! Inspirant profondément, il essaya détendre l'atmosphère, il en avait certainement autant besoin que son interlocuteur.

    « Merci pour le thé et les gâteaux, ils ont l'air délicieux. Vous avez un appartement très agréable, on est bien installé chez vous. »

    Bon, ce n'était pas grandiose, mais c'était déjà ça non ? Il faisait du mieux qu'il pouvait ! Tachant de réfléchir vite et bien, il essaya de trouver le première question à poser. Il brulait d'envie de savoir pourquoi il faisait tout ça, pourquoi il était tombé aussi loin de la vie calme d'un japonais habituel. Mais il ne pouvait pas commencer aussi brutalement. « J'aimerais connaitre ce qui vous a poussé à boire comme un trou et à solder votre corps ?» Non, définitivement cela ne convenait pas. Il fallait pourtant attaquer par quelque chose où Toyo finirait par douter de la raison qui avait amené Gin à le rencontrer. Respirant profondément, Gin mangea l'un des biscuits pour se donner du courage et après l'avoir dégusté, il se lança :

    « Avant tout, je veux m'excuser à l'avance si je suis maladroit avec vous, j'ai quelques soucis avec les autres êtres humains alors n'hésitez pas à me reprendre si je dérape. J'ai appris que vous travaillez pour le gang des Boryokudan, je ne sais pas exactement ce que vous y faites, mais j'aimerais savoir pourquoi vous y êtes entré. »

    Voilà, c'est dit. Il n'avait plus qu'à espérer ne pas avoir fait de bêtise. Se saisissant de sa tasse de thé, Gin la fit tourner entres ses doigts crispés, un bon moyen de passer son stress sur autre chose que ses doigts aux ongles rongés. Fixant le liquide à la légère teinte verte, il attendit la réponse, une pointe d'angoisse lui sautillant sur le coeur.
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MessageSujet: Re: Interview surprise [P.V. Toyo]   Jeu 28 Juil - 17:34

« Merci pour le thé et les gâteaux, ils ont l'air délicieux. Vous avez un appartement très agréable, on est bien installé chez vous. »

Toyo ne peut s’empêcher de sourire en entendant les paroles de Ginosuke. Quoiqu’il ressente une certaine crainte à l’idée qu’il puisse dire cela par pitié. Quelque chose du genre, ‘rien ne se passe comme prévu mais ne vous en faites pas, il reste tout de même quelques point positifs‘.Chose plus que possible vu les évènements embarrassants qui viennent juste de s’enchaîner. Cependant, Toyo préfère balayer ces sombres pensées dans un coin de sa tête et se dire que ces compliments étaient sincères. De toutes manières, s’inquiéter de servirait à rien. Autant voir le bon côté des choses et ne pas penser aux vrais sentiments de ce journaliste à son égard. Une fois qu’il serait seul, il pourra alors se maudire d’être un bon un rien et boire un verre d’alcool pour oublier son humiliation. Mais là, il n’en avait pas le droit. Il ne peut s’empêcher de soupirer et passant ses mains dans ses cheveux. Heureusement qu’il ne recevait que très rarement de la visite, dans le fond. S’il devait à chaque fois s’humilier de la sorte, autant rester seul. Au bout d’un moment, Toyo finit par se rendre compte à quel point il est impoli. Se faire complimenter et rester sans réaction. Comme si les paroles de son hôte n’avaient aucun intérêt à ses yeux, ce qui est pourtant loin d’être le cas. Et voilà, encore une erreur de sa part. Il décide donc de se rattraper en espérant que ce ne soit pas déjà trop tard.

- Vous devriez d’abord y gouter ! Enfin, merci beaucoup, ça me fait plaisir.

Ce qu’il fait. En fait, Toyo a pu constater que Ginosuke a tendu le bras avant même qu’il ne l’invite à se servir. Bonne nouvelle, cela voulait dire qu’il désirait réellement y goûter et, que dans le fond, il n’avait peut-être pas d’arrières pensées. Cela le rassurait un peu bien qu’il ne puisse s’empêcher de continuer à douter. Mais au moins, one ne pourra pas reprocher à Ginosuke son manque de gentillesse ou de politesse. Il essaie de faire honneur à son hôte malgré que ce dernier ne soit pas apte à recevoir de la visite dans les règles de l’art. L’étudiant devait constater les efforts qu’il faire de son mieux pour ne pas le vexer. Reconnaissant, le garçon va donc faire de même trempant ses lèvres dans le thé encore fumant. Quel bonheur ! Ce goût, il est en était fou. Le thé vert avait cette étrange faculté de le détendre. Il se sentait déjà un peu plus prêt à affronter les questions que l’homme assis en face de lui poserait dans le cadre de cette interview. Et, à peine Toyo avait-il pensé cela, que Ginosuke rentra de le vif du sujet.


« Avant tout, je veux m'excuser à l'avance si je suis maladroit avec vous, j'ai quelques soucis avec les autres êtres humains alors n'hésitez pas à me reprendre si je dérape. J'ai appris que vous travaillez pour le gang des Boryokudan, je ne sais pas exactement ce que vous y faites, mais j'aimerais savoir pourquoi vous y êtes entré. »

-Ne vous inquiétez pas pour ça…


Lui aussi avait des problèmes relationnels principalement dus à sa timidité. Mais il avait appris à lutter contre cela, bien qu’il n’y arrive pas toujours. Il comprenait donc la situation dans laquelle se trouvait Ginosuke et préférait le rassurer à ce sujet. Il ne voulait pas que l’étudiant se sente gêné ou mal à l’aise à l’idée de poser ses questions. Bien que, Toyo le savait, ses réponses risquaient parfois de le perturber. Après tout, il n’avait pas une vie parfaitement rose et ce qu’il faisait pouvait choquer bien des gens. Surtout dans un pays comme le Japon. Enfin, Ginosuke devait être un garçon intelligent et comprendre que la vie de Toyo était peu commune. Il espérait donc ne pas trop le mettre mal à l’aise. Chose difficile lorsque l’on avait connaissance de la question qu’il venait juste de poser. Toyo attendit un peu, continuant de boire son thé toujours dans le but de se détendre. Il finit alors pour soupirer et prendre la parole.

- Bien, c’est un petit peu gênant je dois dire. En fait, à l’époque, j’étais à la rue. Et, j’ai réussi à m’attirer des problèmes parmi les Boryokudan. J’ai écouté aux portes alors que je m’étais introduit dans une maison dans le but de trouver à manger. On m’a surpris et ils ont préféré lâcher l’affaire sur laquelle ils travaillaient. Par mesure de sécurité, qu’ils ont dit… Enfin, ça leur a fait perdre beaucoup d’argent et je me suis retrouvé à leur devoir les rembourser. Mais, l’un d’eux a eu la gentillesse d’éponger mes dettes. En échange, je travaille pour lui en tant que stripteaseur.


Décidément, Toyo ne donnait pas une très belle image de lui aujourd’hui. Mais tant pis, il avait promis de répondre à ses questions, il le ferait et ce en toute franchise. Ginosuke osait faire cette démarche malgré ses problèmes c’est pourquoi Toyo aurait été gêné de lui cacher certaines choses ou de lui mentir sur d’autre. En espérant que son sujet ait du succès, et que l’un comme l’autre n’aient pas fait cela pour rien. Toyo regarde le jeune homme prendre des notes et repense au moment où il s’est présenté. Tiens, Ginosuke lui avait montré un petit appareil servant à enregistrer cette interview. Pourquoi ne l’utilisait-il pas ? Ca aurait été tellement plus simple pour lui. Il le regarde un instant et pris de curiosité, il finit par lui poser la question.

- Mais, vous n’aviez pas un magnétophone ?
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MessageSujet: Re: Interview surprise [P.V. Toyo]   Dim 31 Juil - 10:58

    Depuis son arrivée à Kyoto, Gin avait rarement profité de l'hospitalité des habitants, mise à part celle de Matsuo et Tetsuya, il préférait éviter de déranger les gens par ses questions et sa maladresse. Seulement voilà, les examens finiraient par approcher, il avait toujours très peu d'informations sur les gangs et si ça continuait comme cela, il n'aurait plus qu'à refaire une année au risque de décevoir ses parents et de se faire sérieusement sermonner. Alors il avait pris les choses en main, le statut et les relations de Matsuo aidant beaucoup. Toyo était sa première interview en rapport avec son sujet de fin d'année. Il fallait qu'il évite de se rater et sa timidité en plus de son ignorance sur les façons correctes d'agir étaient plus qu'un handicape. Il en eut la preuve lorsque, après avoir pris un des gâteaux qui, soit dit en passant, le suppliaient de les manger, son hôte lui recommanda d'y goûter. Le jeune journaliste fut prit d'un doute et il commença à se demander s'il n'aurait pas mieux fait d'attendre d'avoir l'autorisation de manger. Le voilà aussi impoli que son diablotin de chat. Les joues légèrement rougies de honte, il avala. C'était vraiment délicieux, mais il fallait rattraper sa gaffe désormais. Réfléchissant un peu, il finit par se convaincre que la meilleure solution était de prévenir Toyo des possibles erreurs qu'il commettrait. Cela devrait excuser sa gourmandise passée. Et puis, comme il était là en temps que journaliste, il posa sa première question, le plus simple de toute : comment en était-il arrivé là ? Son interlocuteur ne répondit pas tout de suite, assurant auparavant à Gin qu'il n'avait pas à s'en faire pour sa maladresse, puis un silence s'installa. L'étudiant, mal à l'aise, préféra se concentrer sur son thé ou son cahier de note. La boisson était d'ailleurs délicieuse et, son estomac commençant à le détourner du droit chemin, il y trempa un des gâteau avant de le glisser timidement entre ses lèvres. Un sourire discret se dessina sur son visage. Divin.

    Il allait recommencer l'expérience lorsque Toyo lui répondit. Maladroitement il reposa la tasse, avala sa friandise et prit note de la réponse qui le surprit légèrement. Il pensait avoir affaire à une histoire épique avec des complots, des meurtres, de la drogue, il s'était préparé au pire ! Mais là, on avait vraiment l'impression que c'était la faute à pas de chance. Un type que la vie n'avait pas aidé s'était retrouvé en pleine galère à cause du simple besoin de nourriture. Il y avait de ces injustices parfois. Et maintenant il jouait les stripteaseur pour l'un des membres. Gin fronça les sourcils. Il devait parler de Matsuo, malgré le fait qu'il vivent ensemble, le jeune homme avait toujours du mal à se dire que ce beau gosse, si avenant, faisait parti d'un gang aussi dangereux que les Boryokudan. Il préférait d'ailleurs ne pas l'interroger sur sa vie hors club, qui sait si ce qui se cachait dans son ombre. Peut être qu'après quelques questions il lui deviendrait impossible de rester en contact avec Mat, se retrouvant à nouveau seul, et ça, il ne préférait pas y penser. Quand bien même Ginosuke appréciait beaucoup Mat, il restait septique. Pourquoi lui avoir donné un boulot pareil ? Les Boryokudan n'avaient rien de mieux à proposer ? Cela semblait tellement énorme, on écoute aux portes et on se retrouve à danser pour des pervers afin d'épancher une monstrueuse dette. Le jeune journaliste soupira, il était bien content de n'être qu'un humble civil au final.

    « Oh, alors c'est un simple hasard si vous travaillez pour eux ? »

    Il resta silencieux un moment, observant discernement Toyo. Il ne le jugeait pas, un journaliste doit rester impartiale, mais en voyant sa bouille d'ange et sa silhouette tout à fait convenable, il comprenait mieux l'intérêt qu'avaient le gang à le voir travailler chez eux. Il devait certainement plaire à plus d'un membre. Gin aurait aimé l'aider, jouer les Superman, le costume en moins, mais tout seul il n'avait pas plus d'importance qu'une fourmi et il n'existait aucune chance pour qu'il puisse faire bouger les choses. Il valait mieux qu'il reste à sa place. Finissant de griffonner quelques informations, il se sentit extrêmement idiot lorsque Toyo lui demanda des nouvelles de son magnétophone. Gin, toujours aussi explicite, jeta un coup d'oeil autour de lui, au cas où ce ne soit pas à lui que l'on s'adresse. Puis, résigné, il sortit le matériel de ses poches et expliqua de façon hésitante, un sourire gêné peint sur le visage :

    « Si il est là, mais il n'a plus de pile et je n'arrive pas à ouvrir le paquet que j'ai acheté en venant ici. Je voulais éviter de passer pour un... Incapable, alors j'ai préféré ne rien vous demander pour l'ouvrir. C'est un peu idiot sans doute, je suis désolé. »

    Il posa un ses iris azurées dans celles de Toyo, les joues légèrement rosées, il tripotait nerveusement son magnétophone, ses doigts semblant s'acharner sur la languette du compartiment à pile. Après les bouteilles de son hôte, c'était à son tour de se sentir idiot. Inspirant profondément, il finit par attraper un gâteau et l'avala ou plutôt le goba, manquant de s'étouffer. Boulet attitude ? Un partout, second round !
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MessageSujet: Re: Interview surprise [P.V. Toyo]   Jeu 25 Aoû - 4:34

« Oh, alors c'est un simple hasard si vous travaillez pour eux ? »

- Oui, on peut dire cela. Après, rentrer dans une maison reste un délit, et je l’ai payé. Non pas à cause de la police, mais en me retrouvant entouré de boryokudan. Mais vous savez, je n’avais pas mangé depuis longtemps et l’odeur qui émanait de cette maison, était tout à fait insupportable. Je n’ai pas pu résister.

Il laisse échapper un petit rire. Cela devait être surprenant pour Ginosuke qu’il réagisse de la sorte, mais franchement, il ne se sentait pas trop mal dans sa situation. Ce n’est pas comme s’il passait ses journées enfermé dans une cave et n’ayant le droit de sortir que pour travailler. Non, sa vie était loin de ressembler à cela et il se sentait bien plus heureux que lorsqu’il était encore obligé de supporter les mauvais traitements de sa mère. Au moins, maintenant, il n’était plus battu et ne se retrouvait plus obligé à faire attention au moindre de ses actes. Bon, il devait avouer qu’il avait longtemps douté de la gentillesse de Matsuo. Pour lui, un boryokudan était, à l’époque, forcément un homme mauvais. Il s’imaginait alors que l’homme serait capable de lever la main sur lui s’il commençait à donner de mauvaises représentations. Et pourtant, alors qu’il n’était pas encore habitué à ce monde dans lequel il était plongé, il lui était souvent arrivé de quitter la scène après seulement quelques minutes. Malgré cela, Honjô-sama avait toujours compris et ne lui fit jamais aucun mal.

Voilà, il se perdait dans ses pensées, comme à chaque fois qu’il pensant à son patron. Bien qu’il ait énormément de respect pour lui au point qu’il garde ses distances malgré sa gentillesse, il ne pouvait s’empêcher de l’admirer. Cet homme était un ange, du moins, Toyo le voyait comme tel. Evidemment, il se doutait qu’il avait des secrets, des choses à absulement cacher. Après tout, il restait un boryokudan, mais Matsuo ne lui parlait jamais de cela certainement dans le but de le protéger ou ayant peur qu’il lui tourne le dos. On ne sait jamais avec Toyo. Il est extrêmement impressionnable et s’il apprenait les actions de Honjô-sama il pourrait en effet recommencer à avoir peur de lui. Sauf que ces craintes seraient beaucoup moins irrationnelles que les précédentes. D’ailleurs, rien qu’à imaginer son implication dans le clan, il ne pouvait s’empêcher de stresser. Son cœur commençait même il lui faire mal. C’est pour dire.

« Si il est là, mais il n'a plus de pile et je n'arrive pas à ouvrir le paquet que j'ai acheté en venant ici. Je voulais éviter de passer pour un... Incapable, alors j'ai préféré ne rien vous demander pour l'ouvrir. C'est un peu idiot sans doute, je suis désolé. »
Oh, oui, c’est vrai, il lui avait posé une question. A force de penser à autre chose, Ginosuke allait croire que son hôte avait quelques problèmes de concentration. Ce qui était cependant loin d’être le cas. Enfin, il va faire comme si de rien n’était et se contenter de l’écouter en ne pouvant s’empêcher de sourire. Se relevant alors, il va attraper le paquet de piles et reporter son regard sur l’interviewer.

- Si vous étiez parvenu à ouvrir un tel paquet, je vous aurais pris pour un surhomme. Il est impossible d’ouvrir ce genre d’emballages à mains nus. N’hésitez pas à me demander la prochaine fois.

Un nouveau sourire et il part en direction de la cuisine en prenant le paquet avec lui. Et, bien qu’il utilise une paire de ciseaux, il dut lui aussi batailler avec l’emballage qui se pliait à chaque fois qu’il voulait l’entailler. Ce n’est qu’au bout de cinq bonnes qu’il revint avec les piles et un paquet de biscuits d’une autre variété. Ginosuke semblait apprécier ce genre de gourmandises et il s’est donc dit que cela lui ferait plaisir s’il lui en rapportait d’autres.

- Aaah ! J’ai eu du mal, cet emballage était vraiment récalcitrant. A croire qu’il ne voulait pas être séparé de ses piles !

Trèves de bavardage, Toyo va déposer les petits cylindres ainsi que les biscuits sur la table et retourner s’installer dans son siège en posant ses mains sur les genoux et regardant le jeune homme, son sourire n’ayant toujours pas disparu. La présence de ce jeune homme était tout à fait agréable finalement, de plus, il constatait que Ginosuke ne serait pas du genre à le juger. Il l’écoutait, prenait des notes, enfin, il l’enregistrerait à partir de maintenant. Il attend d’ailleurs que Gin installe ses piles dans le petit appareil et finit par reprendre la parole.

- Nous pouvons continuer ? J’imagine que vous devez avoir d’autres questions à me poser.


On aurait dit qu’il avait hâte de recevoir ses questions. Cependant, ce n’était pas du tout le cas mais il avait promis d’y répondre et assumerait jusqu’au bout. Il préfère donc faire en sorte que les choses passent rapidement et qu’ils arrivent au terme de cette interview le plus tôt possible. Bien que Ginosuke ne trouverait alors plus aucun intérêt à rester là et quitterait les lieux en le remerciant. Dommage, Toyo aurait presque eu envie de l’inviter à passer la journée chez lui. Mais bon, il s’abstiendrait. Après tout, ils ne se connaissent pas et il ne fallait tout de même pas oublier qu’il lui avait sauté dessus à son arrivée. Alors, cette invitation passerait pour une demande des plus étranges. Toyo ne peut s’empêcher de soupirer à cette pensée.
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MessageSujet: Re: Interview surprise [P.V. Toyo]   Sam 3 Sep - 16:22

    Lorsque l’on est journaliste, il est préférable d’avoir un sens aiguisé de la communication. Tout le métier repose sur le principe du dialogue et de la recherche et lorsque l’on s’attaque à quelque chose d’aussi lourd qu’un sujet sur les gangs de Kyoto, mieux vaut avoir un sacré bagage. Seulement voilà, ici, le journaliste chevronné qui avait décidé de s’attaquer à la pègre et ses malversations n’étaient qu’un petit étudiant mal dans sa peau, accroché à un rêve qu’il avait récemment vu s’écrouler. Mais ne vous en faites pas, Ginosuke n’est pas désespéré au point de sauter d’un pont, il veut son examen et il l’aurait, pas de toute là-dessus. Il lui fallait simplement dépasser deux ou trois phobies et tâcher de ne pas finir en stripteaseur ou cadavre en avant la fin de son année scolaire, car les quelques paroles de Toyo avaient amplement suffi à inquiéter notre étudiant. Son hôte était affamé, sans toit et ce n’était que par besoin qu’il s’était mêlé de ce qui ne le regardait pas. Or, si Gin voulait espérer obtenir la bourse de fin d’année, il allait falloir plus que quelques interviews ! Il aura sans doute besoin de prendre des risques et de se risquer à son tour d’espionner des conversations, mais de façon tout à fait volontaire cette fois. Que risquerait-il en se faisant prendre ? Les nombreux livres ou films qu’il avait consultés n’étaient déjà pas très rassurant à ce sujet et Toyo n’avait pas été pour l’apaiser. Essayant de ne rien montrer de ses inquiétudes, Gin se concentra sur la demande son interlocuteur qui lui rappelait très gentiment qu’il avait emporté son magnétophone.

    Contraint de mettre de côté la défaite cuisante qu’il avait vécue face au paquet de piles, le jeune étudiant fut forcé d’avouer et sortit l’emballage triomphant de ses poches en guise de preuve. Évidemment, un léger sourire se dessina sur le visage de Toyo qui se leva et s’empara du diabolique paquet de piles, près à lui faire passer les pires heures de sa vie. Gin pensait qu’il allait le taquiner et lui faire remarquer sa faible musculature, mais c’est tout naturellement que son hôte accusa le produit et affirma à Gin qu’il aurait dû pouvoir concurrencer Hulk pour pouvoir défaire pareil conditionnement. Le jeune homme en fut rassuré et observa en silence le charmant locataire filer en cuisine pour s’adonner au violent assassina de l’emballage plastique. Il revint cinq bonne minutes plus tard, les piles libérées dans une main des d’appétissants petits gâteaux dans l’autre. Le journaliste eut la vague impression de s’être fait repéré. Sa gourmandise le confondait donc à ce point là ? Le meurtre avait bien eu lieu, mais d’après le bourreau, la victime avait montré quelques réticences à voir la fin de ses jours arriver, tout ça pour protéger des piles ! Quelle belle preuve de courage. Ah ? Voilà que Gin se perdait dans d’étranges pensées, imaginant une histoire chevaleresque entre un bout de plastique, protégeant au risque de sa vie les princesses métalliques. Mais voilà, elles ont été arrachées à leur royaume et séparées dans d’horrible souffrance ! Maintenant les héritières devaient finir dans une horrible machine enregistreuse ! Malheur !

    Fixant les piles posées sur la petite table, Ginosuke fut envahi par une vague de remord. Il aurait peut-être pu se contenter de son carnet et surtout éviter d’imaginer une histoire aussi idiote ! Il lui fallut une bonne minute pour reprendre ses esprits ouvrir le petit magnétophone. Il y glissa précautionneusement les piles, s’excusant mentalement de tout le mal qu’il avait occasionné au royaume de l’électricité. Il accrocha le cache en plastique et alluma la bête, près à poursuivre l’interview. Nerveux, il se trompa de bouton et appuya sur le triangle de lecture au lieu de l’enregistrement, aussitôt, un long miaulement brisa le silencieux appartement, allant jusqu’à faire sursauter Ginosuke qui coupa immédiatement le son, les joues rougies par la gêne.

    « Je suis désolé… Mon… Mon chat a dû jouer avec, il peut s’amuser avec n’importe quoi. Une chance qu’il ne l’ait pas cassé. »

    Il sourit timidement à Toyo, songeant que l’horrible Patchy devait être très fier de son petit tour. Décidément, même quand ce chat n’était pas là, il réussissait à être pénible. Pire que le diable en personne ! Reprenant son calme, il prend soin d’enclencher le bon bouton cette fois-ci et pose le petit appareil sur la table basse, attrapant au passage deux ou trois petits gâteaux. Il voulait résister ! Mais sa main s’était retrouvée bien trop près des biscuits pour y résister. Il en grignote discrètement un avant de reprendre l’interview.

    « Les Boryokudans sont vus comme un gang très violent et sans scrupule. Est-ce que vous êtes bien traité maintenant que vous travaillez pour eux ou, est-ce que vous devez faire des extras pour finir les mois ? »

    Évidemment, il y avait là une petite allusion à l’accueil bouillant fait un peu plus tôt par Toyo. Il était loin d’être facile pour Gin de demander de telles choses. Il essaye simplement de faire ce pourquoi il est là, mais il est trop humain pour rester complètement neutre et si son interlocuteur y prête attention, il trouvera une pointe de tristesse dans question précédente. Le jeune journaliste sait qu’il a de la chance, il a eu une vie facile et il aimerait aider les autres, mais sa phobie l’empêche souvent de tenter quoi que ce soit. Pour l’instant il poursuit l’interview, mais qui sait, peut-être que cela aboutira à une tendre amitié.

H.R.P:
 
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MessageSujet: Re: Interview surprise [P.V. Toyo]   Lun 31 Oct - 21:21

Bien, les piles étaient à présent installées dans le petit appareil. Toyo reprit donc son attente se mordant la lèvre d'appréhension quant à la suite de cette interview surprise. Du moins, c'est ce qu'il croyait mais encore une fois, ils se retrouvèrent face un imprévu. Ce dernier fit d'ailleurs sursauter Toyo aussi bien que Ginosuke. Un chat? Surpris, le garçon jeta un coup d'œil autour de lui se demandant où se trouvait l'animal et s'interrogeant déjà sur la manière dont il était parvenu à s'introduire dans son appartement. Cependant, cela ne le dérangeait pas, il s'imaginait déjà adopter la petite boule de poils. Matsuo ne pourrait lui dire non puisqu'il s'agissait du destin qui avait envoyé ce qui serait son futur ami. Mais bon, vous l'aurez compris, ces pensées ne mirent que quelques millièmes de secondes à traverser l'esprit de Toyo et ses espoirs furent anéantis aussi rapidement lorsqu'il réalisa que ce miaulement venait en fait de l'enregistreur de Ginosuke, qui ne tarda pas à présenter ses excuses. Bien qu'un peu déçu, le garçon ne put s'empêcher de laisser échapper un petit rire.

"Ca ne fait rien, votre chat doit être très amusant s'il vous fait souvent ce genre de blagues…"


Il n'ajoutera rien, reprenant une gorgée de thé se doutant que, cette fois, plus rien ne viendrait perturber cet entrevu. Ses mains deviennent donc à nouveau moites et c'est sans s'en rendre compte qu'il se met à prendre de grandes inspirations dans le but de se calmer un minimum. Puis, arrive le moment fatidique où Ginosuke repend la parole. Contre toutes attentes, Toyo ne peut s'empêcher de sourire à nouveau. Pas un sourire joyeux, loin de là, mais il repense à la manière qu'il a eu de l'accueillir et comprend que cette question aurait due tomber à un moment où à un autre. Il soupire et reprend donc la parole.

"Je suis très bien traité, je n'ai pas à me plaindre. Mises à part les premières personnes que j'ai rencontrées, je n'ai jamais vu aucune violence. Peut-être que mon patron me tient à l'écart de tout ça…C'est d'ailleurs lui qui me paye mon logement, vous savez. Par contre, il surveille mes comptes de près et comme je vous l'ai dit, je dois payer mes dettes. Alors, même si je reçois une partie de mon salaire ce n'est pas toujours assez et je retrouve parfois obligé… de faire des extras"

Il avait fait une pause avant de terminer, en fait, il ne trouvait pas de bon terme à utiliser et avait finalement opté d'utiliser le même que Ginosuke. Quelle manière polie de dire qu'il couchait avec des gens contre de l'argent. En fait, à parler de la sorte, il se sentait un petit peu moins sale. C'est étrange puisque cela ne changeait rien à sa situation et à ses actes. Ce devait être psychologique, rien de plus. Pourtant, Toyo ne pouvait s'empêcher de constater cela, bien qu'il ne cesserait jamais de culpabiliser.

Au bout de quelques secondes, le regard de Toyo se pose sur les biscuits qu'il avait amenés il y a quelques minutes et voulant se mettre à penser à autre chose, s'occuper l'esprit comme il le pouvait, il va presque se jeter dessus. Une fois sa main remplie, c'est un peu gêné qu'il se réinstalle plus calmement finissant par relever les yeux sur Ginosuke avec gêne. Les deux faisaient décidemment la paire question de maladresse. Mais le garçon fit comme si de rien n'était et reprit la parole.

"J'imagine que ça ne doit pas être très utile, mais si vous désirez plus de précisions n'hésitez pas à me demander."

Spoiler:
 
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Interview surprise [P.V. Toyo]

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